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FFAP - SAPHIR - SAPIG - SATEV   

La Fédération Française des Agences de Presse (FFAP), le SAPHIR, le SAPIG et le SATEV s’inquiètent et condamnent les violences contre des journalistes travaillant pour les agences et pour les médias pendant les manifestations des « gilets jaunes ».
Ces violences sont indignes de notre histoire nationale, indignes de notre démocratie.

Le 9 juillet 1850, Victor Hugo déclarait à la tribune du Palais Bourbon :

« La souveraineté du peuple, le suffrage universel, la liberté de la presse, sont trois choses identiques, ou, pour mieux dire, c’est la même chose sous trois noms différents. A elles trois, elles constituent notre droit public tout entier ; la première en est le principe, la seconde en est le mode, la troisième en est le verbe ».  

Les manifestants qui s’en prennent à la presse, en intimidant, injuriant, molestant les journalistes, se tirent une balle dans le pied, fragilisent leur droit fondamental, celui de s’exprimer.

La liberté de parole, de manifestation n’est pas supérieure à la liberté de la presse. La liberté de la presse s’inscrit dans la liberté d’expression comme le rappelle la Convention Européenne des Droits de l’Homme qui garantit ce droit en affirmant que « Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées (…) » 

La presse est libre en France et cette liberté a été acquise de haute lutte. Elle a permis aux médias de se développer et de couvrir tout le territoire, quelle que soit leur ligne éditoriale, quelle que soit leur orientation politique. Tous les courants de pensée sont présents et chacun d’entre nous est libre de lire, écouter, regarder le média qu’il affectionne. Chacun a cette liberté parce qu’on est en démocratie et on est en démocratie parce que la presse est libre.

Les démocraties ont toujours protégé la presse. Les menaces et autres violences sur les journalistes sont l’apanage des dictatures. C’est simple, c’est clair, c’est binaire.

Les journalistes, n’en déplaisent aux auteurs de violences, sont les « chiens de garde de la démocratie », comme l’a rappelé il y a plus de 20 ans la Cour Européenne des Droits de l’Homme, et ils le paient de leur vie. 80 journalistes dans le monde ont été tués en 2018, parce que journalistes. Ils sont morts pour le droit de nous informer.

Stop à la stigmatisation des journalistes et des médias. Stop à la violence. La liberté de la presse n’est pas négociable. Nous la défendrons jusqu’au bout. 

 

Président(e)s : Kathleen Grosset, Christophe Mansier, Cécile Rouveyran, Christian Gerin

CP : Condamnation des violences contre les journalistes

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