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La presse a bon dos. Surtout quand elle est en images. C’est ce que vient de démontrer la procureure Lanfranchi, en demandant 6 mois de prison avec sursis contre Isabelle Cottenceau (agence TAC PRESSE), soit davantage que les personnes reconnues pour avoir suspendu la « victime », âgé alors de 17 ans et 11mois !

De quoi est-elle accusée au juste ? D’avoir incité le mineur à se suspendre, ce qui la rend complice de violences… Tous les protagonistes de ces suspensions, tous toulousains, se connaissent bien sûr. Ils ont tous chargé, sans aucun scrupule, la journaliste, la seule qui soit extérieure à leur cercle. Pire : la procureure a donné foi à ces témoignages. Un avertissement donné aux journalistes ? Une nouvelle manière de faire pression ?  Va-t-on oser dire que ces suspensions n’existent que parce qu’elles passent à la télé ? Hypocrisie ! Et c’est bien cela qu’a voulu dénoncer la journaliste à travers ce reportage. Si le journaliste doit être considéré comme complice de tous les évènements qui se déroulent sous ses yeux, alors il ne sera plus possible d’exercer ce métier en France. Avec les excès du droit à l’image, photographes et JRI s’autocensurent déjà, en ne faisant pas des images pourtant anodines mais qui pourraient entraîner des procès. Avec la réglementation du CSA, les marques qui apparaissant à l’image et autres sigles sont floutés… On l’a vu récemment les journalistes sont traités comme des criminels par la police, où humiliation, méthodes d’intimidation et autres gardes à vues sont de rigueur. Isabelle Cottenceau, est une nouvelle victime de l’intimidation judiciaire contre un journaliste. Les pressions sur les journalistes et donc sur la presse, qu’elles soient d’ordre policier ou judiciaire sont inquiétantes dans une démocratie. Où va l’information ?

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