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La FFAP s’élève contre les plus récentes perquisitions menées par la justice dans les locaux du Point et de l'Equipe. Les actions judiciaires à l’encontre de journalistes et dans les locaux des organes de presse ne peuvent avoir pour but que de les obliger à dévoiler leurs sources d’information.

Or, l’un des devoirs des journalistes consiste justement à protéger de tout risque, les personnes qui acceptent de leur communiquer des informations. C’est pour cela qu’existe ce qu’on appelle communément le "secret des sources". C’est parce que ce secret est protégé par la Loi, que les citoyens peuvent être informés d’affaires sensibles ou dérangeantes. C’est à ce prix que le journaliste peut exercer pleinement sa mission d’informer, c’est à ce prix que la liberté d’être informé peut être respectée.

Les poursuites judiciaires sur le motif de "violation du secret de l’instruction ou de recel", s’opposent à l’article 109 du Code de procédure pénale qui protège les sources journalistiques. Elles constituent une intimidation et une menace, vaine au regard de la jurisprudence constante de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Elles sont susceptibles de porter gravement atteinte à la liberté d'informer.

La FFAP sera intransigeante sur ce sujet et demande au Garde des Sceaux de rappeler aux magistrats instructeurs l’obligation de respect de l’article 109 du Code de Procédure pénale.La FFAP, RSF et des journalistes de tous Médias, en collaboration avec des magistrats et des avocats, proposeront dans les jours qui viennent au Garde des Sceaux un important travail de réflexion sur les entraves à la liberté de la Presse, la liberté d'informer et la protection des sources.

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