Y’a pas photo !

C’est le titre du livre réalisé et publié par l’Observatoire de l’Image auquel collabore le SAPHIR, Syndicat des Agences de Presse Photographiques d’Information et de Reportage, membre de la FFAP.
Après 10 ans d’action et d’activisme pour faire valoir le droit à l’information sur le droit à l’image, « Y’a pas photo, le réel confisqué » raconte l’histoire de l’Observatoire, expose ses combats, les avancées obtenues, et le chemin qu’il reste à accomplir.
Ce livre, qui fait le constat des menaces qui pèsent sur la liberté d’informer par l’image, propose, sous la plume de Catherine Malaval, journaliste à Libération, le récit des actions de L’Observatoire de l’image et accueille le témoignage de photographes de renom. Lucien Clergue en a écrit la préface. Jane Evelyn Atwood, Willy Ronis, Patrick Bard notamment commentent des images qu’ils estiment emblématiques du combat de L’Observatoire. Des avocats spécialisés dans la presse et dans l’édition font également l’analyse de quelques affaires importantes qui ont marqué l’évolution de la jurisprudence.

17ème Edition du FIGRA

 Le SATEV félicite ses deux agences, Ligne de Mire et Galaxie Presse pour les prix qu'elles ont obtenus au Figra, festival qui s’est déroulé du 24 au 28 mars derniers, au Touquet Paris-Plage.

Ligne de Mire a reçu le Prix Spécial du Jury pour le documentaire « Mines d'uranium : le scandale de la France contaminée » réalisé par Romain Icard et Emmanuel Amara, et diffusé sur France 3 dans le cadre de Pièces à Conviction, tandis que L’agence Galaxie presse recevait le Prix Olivier Quemener pour le film réalisé par Monique Robin « Torture made in USA ».
 
 
 

Assemblée Générale du SATEV

Le Syndicat des agences de presse télévisée (SATEV) qui regroupe la quasi-totalité des agences de presse oeuvrant à destination des médias audiovisuels, a tenu le jeudi 11 mars 2010, son assemblée générale annuelle.
A cette occasion, le bureau syndical a été renouvelé pour une durée de trois ans. Sous la présidence de M. Arnaud Hamelin (pdg de Sunset-presse) réélu, il est désormais le suivant : MM. Hervé Chabalier/Capa presse et Tony Comiti/Tony Comiti Production (vice-présidents), Mme Christie Molia/TSVP (trésorière), M. Nicolas Jaillard/Ligne de Mire Production (secrétaire général), Mme Elisabeth Beuvain/Capa Presse (administratrice), MM. Alexandre Fronty/Zoulou production, Morad Aït Habouch/LPBV et  Frédéric Texeraud/TAC Presse (administrateurs).
Ce bureau aura en charge notamment de réfléchir et de proposer des solutions concernant les rapports avec les diffuseurs après une année 2009 particulièrement difficile, mais aussi avec les autres organisations professionnelles du secteur ainsi que les organismes paritaires sur le plan social.
Plus encore qu’au cours de l’année écoulée, le SATEV a décidé d’agir sur tous les fronts.

Mise au point

L’excellent sujet de Dock en stock intitulé « les effroyables imposteurs » et diffusé hier soir sur ARTE, présentait le site ALTER INFO, dont le siège est à Mulhouse. Son responsable, Zeynel Cekici, qui a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour incitation à la haine raciale, a plusieurs fois présenté son site comme une agence de presse associative. C’est FAUX !
La FFAP tient à rappeler que l’activité d’agence de presse est une activité contrôlée et protégée, dont le statut est régi par l’Ordonnance de 1945. Seules peuvent se prévaloir de l’appellation « agence de presse », les sociétés qui ont été reconnues par la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse et qui ont fait l’objet d’une inscription au Journal Officiel. A ce titre, toute société qui utiliserait de manière abusive l’appellation « agence de presse » pourrait faire l’objet d’une condamnation pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende (article 9 de l’ordonnance de 1945).
FB / 10 février 2010

Liens : http://plus7.arte.tv/fr/1697480,selectedTags=0-3044562.html
             
http://www.ffap.fr/Default.aspx?lid=1&rid=108&rvid=122
            
http://www.cppap.fr/IMG/pdf/CPPAP_agences_liste_Internet_au_27_juin_2009.pdf

 

La FFAP au Trocadero jeudi 28 janvier à 13H00

Aux côtés de RSF pour soutenir les deux journalistes de France Télévisions enlevés en Afghanistan


Trocadéro 28 janvier 2010

1 MOIS DÉJÀ…

Deux reporters de France 3, un rédacteur et un cameraman, et leurs deux accompagnateurs afghans, ont été enlevés le 29 décembre 2009 alors qu’ils enquêtaient sur la construction d'une route dans la province de Kapisa (au nord-est de Kaboul).
 
A ce jour les Français ne connaissent ni leur identité, ni leur visage. En quoi la divulgation de leur nom serait-elle un obstacle pour leur libération ? Par quelle magie les médias ont-ils tous cautionné ce silence ? On peut raisonnablement se poser la question.
Quelle différence avec la mobilisation qui avait accompagné la prise en otage de Florence Aubenas, au printemps 2005, de Georges Malbrunot et Christian Chesnot avant elle, ou celle qui avait accompagnée celle de Philippe Rochot, et ses collègues d’Antenne 2, en 1986 ?
Où sont les « milles fanfares » qui furent « autant de bouteilles à la mer pour Florence Aubenas et son chauffeur emprisonnés » ?
Où sont les montgolfières lancées par RSF en rappel de leur captivité ?
Où sont « leurs » photos et le décompte chaque soir dans « leur » JT, pour ne pas oublier ?
Pourquoi « n‘entendons nous plus les anciens otages rappeler combien « la solidarité des français avait permis leur délivrance » ? Combien « la mobilisation est essentielle pour conjurer l’oubli, (…) pour peser sur l’action de nos gouvernants » ? Toutes ces actions passées ajoutent à notre incompréhension.
A ce silence assourdissant aucune raison publique n’est donnée, des responsables du service public mettent en avant que c’est pour le bien des otages, à la demande du gouvernement…
Qu’une profession entière renonce à défendre les principes qui font sa raison d’être ne laisse pas d’étonner !
Alors même que jusqu’ici il était considéré comme crucial de parler des journalistes pour assurer leur sécurité, pour le symbole que représentait leur capture et pour rappeler que le droit de couvrir un conflit était un droit essentiel.
Aujourd’hui en Afghanistan il est devenu de plus en plus difficile de rendre compte de manière indépendante et fiable des actions des belligérants à commencer par celui des armées de la coalition.
A ce jour aucune loi, aucun décret gouvernemental n’indique qu’en raison de l’état de guerre en Afghanistan et de l’implication de nos armées, la liberté d’informer a été suspendue.
Alors combien de temps faudra t-il attendre encore pour mettre un nom et un visage sur ces deux journalistes ?
Il aura fallu un mois pour que les dirigeants de France Télévisions rappellent publiquement que leurs deux journalistes étaient d’excellents professionnels et qu’ils ont été kidnappés alors qu’ils faisaient leur métier.

Enlèvement des journalistes de France 3 en Afghanistan

La Fédération française des Agences de Presse estime « déplacés » les propos du Président de la République.


news

La Fédération Française des Agences de Presse (FFAP) a réagi vivement aux propos prêtés à Nicolas Sarkozy, au Conseil des Ministres de mercredi, à la suite de l’enlèvement de deux journalistes de France 3 en Afghanistan.  Pour Arnaud Hamelin, Président de la FFAP et lui-même correspondant de guerre pendant plus de vingt ans, « de tels propos sont déplacés d’autant qu’ils font abstraction de l’angoisse des familles et amis des deux otages. Les journalistes sont des gens sérieux qui remplissent professionnellement une mission d’intérêt général, parfois au péril de leur vie ». Rappelons qu’en 2009, cent vingt-et-un journalistes de toute nationalité, ont été tués dans 25 pays. « Les traiter d’inconscients, serait les confondre avec des vacanciers skiant en hors-pistes un jour d’avalanche, ajoute Arnaud Hamelin. Les journalistes exercent un métier à risque qui consiste à remplir un devoir d’informer en assumant des risques, et même s’il y a pu avoir une erreur de jugement de leur part, il n’est pas question de leur interdire quelque accès que ce soit. Quant au devoir de l’Etat, il consiste à protéger ses concitoyens, les journalistes tout comme les spéléologues ou les skieurs». De toute façon, « Quant à savoir le « coût de cette histoire », conclut Arnaud Hamelin, il sera toujours assez tôt pour se livrer au jeu des comparaisons parmi les dépenses publiques».
8 janvier 2010

Voir les autres communiqués :
 

                                                                                             

Communiqué SCAM (Pdf, 30 Ko)
Communiqué SNJ (Pdf, 24 Ko)

Télécharger tous les documents dans un fichier compressé

Condamnation d’un contrefacteur

 

Par jugement du 21 octobre 2009, la Cour d'appel de Paris a confirmé la condamnation pour contrefaçon de la société Téléprogrammes. On se souvient que l'agence de presse Plurimédia (ex Les agences TV) avait poursuivi la société de Jean-Marc Corde après avoir dénombré 57 articles contrefaits dans le Républicain Lorrain.


news

Le 17 avril 2008, le Tribunal de commerce de Paris avait condamné la sociétéTéléprogrammes et son gérant, Jean-Marc Corde, pour contrefaçon.
Parmi les nombreuses agences de presse affectées par les malversations de Jean-Marc Corde, gérant de la société Téléprogrammes, c’est l’agence de presse "Les agences TV" qui avait pris l’initiative de lancer cette procédure en faisant constater par huissier sur 8 longs mois, 57 actes de contrefaçon consistant à la reprise de ses articles par Téléprogrammes et vendus par elle au Républicain Lorrain.
La FFAP ne peut que se féliciter de ces deux jugements et espère que la condamnation de Téléprogrammes à 30 000 euros suffira à l’écarter enfin de la route des agences de presse et que cette condamnation assortie de la publication du jugement dans cinq journaux dissuadera les éditeurs de signer de nouveaux contrats commerciaux avec le contrefacteur…
FB – 29/05/08 et 02/11/09
 


Atteinte à la liberté d'informer

La presse a bon dos. Surtout quand elle est en images. C’est ce que vient de démontrer la procureure Lanfranchi, en demandant 6 mois de prison avec sursis contre Isabelle Cottenceau (agence TAC PRESSE), soit davantage que les personnes reconnues pour avoir suspendu la « victime », âgé alors de 17 ans et 11mois ! De quoi est-elle accusée au juste ? D’avoir incité le mineur à se suspendre, ce qui la rend complice de violences… Tous les protagonistes de ces suspensions, tous toulousains, se connaissent bien sûr. Ils ont tous chargé, sans aucun scrupule, la journaliste, la seule qui soit extérieure à leur cercle. Pire : la procureure a donné foi à ces témoignages. Un avertissement donné aux journalistes ? Une nouvelle manière de faire pression ?  Va-t-on oser dire que ces suspensions n’existent que parce qu’elles passent à la télé ? Hypocrisie ! Et c’est bien cela qu’a voulu dénoncer la journaliste à travers ce reportage. Si le journaliste doit être considéré comme complice de tous les évènements qui se déroulent sous ses yeux, alors il ne sera plus possible d’exercer ce métier en France. Avec les excès du droit à l’image, photographes et JRI s’autocensurent déjà, en ne faisant pas des images pourtant anodines mais qui pourraient entraîner des procès. Avec la réglementation du CSA, les marques qui apparaissant à l’image et autres sigles sont floutés… On l’a vu récemment les journalistes sont traités comme des criminels par la police, où humiliation, méthodes d’intimidation et autres gardes à vues sont de rigueur. Isabelle Cottenceau, est une nouvelle victime de l’intimidation judiciaire contre un journaliste. Les pressions sur les journalistes et donc sur la presse, qu’elles soient d’ordre policier ou judiciaire sont inquiétantes dans une démocratie. Où va l’information ?
 


Discussion du projet de loi sur l'audiovisuel au Sénat

Lors de la séance du 12 janvier, le Sénat a adopté deux amendements PS à l'article 1 du texte, contre l'avis du gouvernement, précisant que "tout journaliste [de France Télévisions et Radio France] a le droit de refuser toute pression, de refuser de divulguer ses sources, de refuser de signer une émission ou une partie d'émission dont la forme ou le contenu auraient été modifiés à son insu ou contre sa volonté. Il ne peut être contraint à accepter un acte contraire à son intime conviction professionnelle".
Correspondance de la presse, 13/01/09


Livre vert

Dans le cadre des États généraux de la presse écrite, un Livre vert synthétisant les propositions des quatre groupes de travail a été remis le 8 janvier au ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel.
 


Bilan RSF pour 2008

Situation "globalement mauvaise" mais des chiffres "pas aussi alarmants que les années précédentes : moins de journalistes et de collaborateurs des médias tués (61 en 2008 contre 107 en 2007) ; moins d'interpellations ou d'arrestations, moins d'enlèvements et moins de censure. Toutefois, les atteintes à la liberté de l'internet augmentent (1740 sites d'information suspendus ou fermés en 2008) et les blogueurs ont été davantage inquiétés (59 interpellations), sans compter l'entrepreneur chinois, Wei Wenhua, battu à mort par des officiers municipaux après avoir filmé une altercation avec des manifestants à Tianmen le 7 janvier 2008.
Le Monde, 30/12/08


Affaire de Filippis

La Fédération Française des Agences de Presse (FFAP) par la voix de son président, Arnaud Hamelin, proteste au nom de tous ses adhérents contre les méthodes non seulement humiliantes, mais disproportionnées, voire juridiquement contestables, appliquées à l’encontre des journalistes dans l’exercice de leur profession. Présidents et gouvernements se succèdent dans un pays qui voit s’aggraver les atteintes aux libertés et notamment à la liberté d’expression en maintenant des pratiques policières coercitives, inadaptées et indignes d’une démocratie. La France est montrée du doigt en Europe et ne fait plus autorité en matière de respect des droits de l’homme. Nous sommes effarés d’être invités à travailler sur la protection du secret des sources des journalistes par un gouvernement qui dans le même temps assume et revendique de telles pratiques. La Fédération Française des Agences de Presse apporte son soutien à tous les journalistes qui dans l’exercice de leur métier subissent ces atteintes inadmissibles et intolérables et s’inquiète des conséquences de tels actes sur la publication et la diffusion du travail des journalistes. Arnaud Hamelin Président de la Fédération Française des Agences de Presse, président de l’agence de presse Sunset Presse, menotté dans le dos à plusieurs reprises et ayant subi de nombreux transferts de nuit notamment, lors de sa garde à vue de 48 heures dans l’affaire de la cassette Méry.


Nouvelle décision dans l’affaire du documentaire "Etre et Avoir"

La Cour d’appel de Paris a rendu une décision importante le 12 septembre dernier dans l’affaire qui opposait le producteur du documentaire "Etre et Avoir" à l’auteur des illustrations pédagogiques affichées au mur de la classe, qui avait intenté une action en contrefaçon contre le producteur, pour avoir capté, sans son autorisation, les affiches pédagogiques, et qui avait obtenu gain de cause en première instance. La Cour d’appel l’a débouté au motif que la représentation accessoire d’une œuvre se situe en dehors du monopole de l’auteur et qu’en outre il "ne peut être fait grief au producteur de ne pas avoir supprimé les illustrations figurant sur les murs alors que le but d’un documentaire est de restituer précisément le cadre réel dans lequel évoluent les personnages du sujet du film".
FB - 22/09/08


Secret des sources des journalistes

L’Assemblée nationale a adopté le 15 mai en 1ère lecture le projet de loi sur le secret des sources des journalistes. A noter que le texte dans son article 1er continue de ne protéger les sources des journalistes que dans le cadre de questions d’intérêt général , avec les limites posées par la jurisprudence européenne il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement à ce secret qu’à titre exceptionnel et lorsqu’un un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie (…) et qu’il n’étend cette protection ni aux collaborateurs de la rédaction, ni aux directeurs de la publication, contrairement à la loi belge et aux requêtes des organisations professionnelles intervenues sur ce dossier.
FB- 16/05/08
 


Bonnes nouvelles pour la profession

La Cour d’appel de Paris a annulé la mise en examen de Vittorio de Filippis à laquelle la juge Muriel Josie avait procédé dans une affaire de diffamation.
On se souvient que l’ancien directeur de la publication de Libération avait été interpellé à son domicile à 6h45, alors qu’il était seul avec ses deux jeunes enfants et qu’il avait fait l’objet de deux fouilles au corps particulièrement humiliantes...
La FFAP s’était alors indignée des mesures disproportionnées utilisées à l’encontre de Vittorio de Filippis et s’était élevée contre ce qu’elle considérait être, une volonté d’intimidation et de pression sur les journalistes. La FFAP se réjouit donc de l’arrêt rendu par la Cour d’appel dans cette affaire.
FB – 18/05/09


Palmarès du Prix Bayeux 2009

Félicitations à l'agence TAC PRESSE  qui obtenu deux prix lors de la cérémonie de clôture de la 16ème édition du Prix Bayeux des correspondants de guerre, le 10 octobre dernier : le trophée télévision et le prix de la Fondation Varenne des lycéens de Basse-Normandie, pour le reportage réalisé par Paul Comiti "Embuscade afghane", diffusé le 15 août 2008 sur TF1.
 

Félicitations aussi à l'AFP pour le Trophée photo obtenu par le photographe Walter Astrada pour son reportage "Madagascar, une crise politique sanglante", et pour le prix du jeune reporter, remis à Mohamed Dahir pour son reportage sur Mogadiscio. Un prix spécial photo a également été décerné à Associated Press pour un reportage de Jérôme Delay relatif aux troubles au Congo entre novembre 2008 et mai 2009.
FB - 12/10/09


Assemblée Générale de la FFAP

La Fédération Française des Agences de Presse tiendra son Assemblée Générale le 3 décembre prochain de 10H00 à 17H00.


Festival International du Scoop d'Angers

Le Festival international du Scoop d’Angers se tiendra du 16 au 28 novembre prochain, autour du thème « peopolisation de l’information : où va le journalisme ? ». Cette année, le Président du jury est Arnaud Hamelin.

 

Pour en savoir plus : http://www.festivalscoop.com/


 
FFAP - 24 rue du Fbg Poissonnière - 75010 Paris - +33(0)1 42 47 01 00 - contact@ffap.fr | powered by Makoa